Hormones

Hormones

19 octobre 2019 0 By Dom Bél4nd

Comment le cerveau peut-t-il transmettre le message de défier ou non un congénère? De montrer du respect ou du dédain?

Par la sensation.

On le sent de lancer un défi ou pas. Et ceux tout en bas ne le sentiront pas souvent. On pourrait appeler ça une faible estime de soi. On pourrait dire que cette faible estime de soi a évolué afin que les gens se résignent à un statut subalterne lorsqu’il est dans leur intérêt génétique de le faire.

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Il est à noter que l’environnement tend à avoir un effet sur la composition chimique du cerveau. Le niveau hiérarchique d’une personne fait évidement partie de cet environnement. Dans les confréries d’étudiants, les gradées ont, en moyenne, plus de sérotonine que leurs moins puissants confrères.[1] Cela ne veut pas dire toutefois que c’est le niveau de sérotonine qui détermine dans quel statut social on se retrouve. Chacun d’entre nous peut avoir le même taux de sérotonine; c’est l’interprétation et l’impression dans notre esprit des évènements qui déclenche ces hormones.

La sérotonine a un effet observable chez les individus. En situation de manque de sérotonine, l’homme voudra changer de stratégie et s’adapter à sa situation. Par exemple : de faux résultats à un test de personnalité pouvait parfois conduire les individus concernés à tricher aux cartes. Les individus dont le taux de sérotonine est faible sont davantage susceptibles de commettre des crimes sur un coup de tête. La tricherie est donc une réponse adaptative.[2]

La sérotonine est autant un sérum de vérité que d’un narcotique qui paralyse l’esprit. Après quelques réussites et succès, le sujet déborde de sérotonine et il se sent compétent, aimable et attirant; mais après certains échecs, la sérotonine déprécie et son moral est au plus bas.

La sérotonine est, en quelque sorte, l’hormone qui calibre l’estime de soi.

Les antidépresseurs (ou inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine) sont probablement utilisé pour augmenter l’estime de soi des gens (et ainsi neutraliser l’effet de dépression) pour que les gens n’aies pas à changer (s’adapter) face aux circonstances qui ne leur procurent pas cette estime de soi.

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[1] New york times 27 septembre 1983 p c3

[2] Dishonest behavior as a function of differential levels of induced self-esteem, p.121-127, Elliot Aronson & David Mette, 1968


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